J'aime les chiens (mais plus particulièrement le mien...), les macarons (forcément...), les mots doux, les bisous, l'école (bah oui, je suis "maîcresse"...), les sacs, les chaussures, les bijoux, me maquiller, faire du shopping, prendre des bains, dormir tard, manger chinois, lire, écrire, traîner en chaussettes le week-end, danser, aimer, vivre... (et tout ça en vrac ici !) Bienvenu(e)s !
Dès ma plus tendre enfance, j'ai appris à étudier, travailler.
A l'école d'abord.
J'étais la petite élève modèle bien sage. Celle qui reste dans son coin.
Ne surtout pas se faire remarquer. Mais toujours bosser.
Devoirs toujours soignés, bouclés.
Et puis avec l'âge, je m'y suis de plus en plus réfugiée.
J'ai découvert que travailler faisait aussi oublier les chagrins et les épreuves.
Et le travail m'a sauvée bien des fois.
Enfin, est venu le temps de l'entrée tant attendue dans le monde professionnel.
Je m'y suis jetée sans limites.
Je pensais travail, vivais travail.
Jusqu'au jour où je me suis mise à souffrir travail...
Du jour au lendemain, je n'ai plus pu m'y rendre.
Comme si un câble avait trop chauffé dans ma tête et tout court circuité autour de lui.
L'année qui a suivi a été une des pires de ma vie.
Sans ce travail quotidien, je me suis sentie inutile et inexistante.
Ma vie n'avait plus de sens. Plus de travail donc plus de sommeil ni d'appétit.
Et que des larmes.
Par ici, je n'ai pas voulu faire trop de bruit.
Il y a peut-être eu quelques souffles mais cette étrange honte me rappelait toujours à l'ordre.
Ne te plains pas surtout. Ravale tes larmes et ta souffrance.
N'avoue pas trop ce que tu crois être une faiblesse.
Et puis finalement, cette pause m'a appris à commencer à vivre vraiment.
A prendre du temps pour moi.
A respirer.
Ecouter mes envies profondes.
Prendre de la force pour avoir le courage d'être libre et de n'appartenir à personne. Et surtout pas au travail.
Il y a une semaine encore, ma rentrée s'annonçait sous pression.
S'ensuivaient trois jours de larmes et d'insomnies. Manque d'appétit.
Et le retour de cette prison construite au fond de ma tête depuis l'enfance.
J'ai failli replonger dans mes travers.
Parce que sans affectation.
Oui, juste à cause de ces deux mots. SANS AFFECTATION.
Suite à cette première semaine d'attente désespérée après ce travail dans lequel je veux me reconnaître mais qui ne me reconnaît pas, j'essaie de me raisonner et de reprendre des forces.
Oui, je suis toujours une prof sans affectation.
Mais je suis aussi une fille. Une enfant. Une femme. Une fiancée. Une amie. Une collègue. Une camarade. Une psy à ses heures. Une lectrice. Une cuisinière. Une rêveuse. Une shoppeuse. Une danseuse. Une future maman. Une cousine. Une nièce. Une belle-fille. Une belle-soeur. Une patiente. Une cliente. Une blogueuse...
Je reste libre de mes choix.
Je peux toujours décider de ma vie.
Accepter ou refuser. Même une affectation.
Je suis maîtresse de ma propre vie avant tout.
J'aime enseigner. Je le sens au plus profond de mon coeur.
Mais pas à n'importe quel prix. Pas au prix de ma vie, mon sommeil, ma santé, mon appétit...
Si je dois changer de système alors je le ferai. Pour ne plus subir.
Et je trouverai enfin le chemin où je ne confondrai plus ma vie et mon travail.
Où je n'aurai plus peur.
Où je serai Moi d'abord.
Aujourd'hui, j'avais envie d'être ici avec vous.
Avec ce corps imparfait qui parfois s'épuise et s'oublie encore.
Aujourd'hui, à cette heure, cette minute, cette seconde, cet instant où vous me lisez, je suis aussi une blogueuse mode qui se confie et vous remercie !
Sweat - Bel Air (déniché sur le vide dressing de Coline)
Short oversized - Ebay
Collants - Gambettes box
Chaussures - Kickers
Headband - Adéli Paris
Foulard - Best Mountain via Monshowroom
Bracelets - perso, Shirley Dom et Elodie Truc Paris
Bague de phalange - H&M
Bague Coline x Gemmyo
A bientôt !